![]() |
| LA VIGNETTE BELGE, CE N'EST PAS "SEULEMENT 100 BALLES PAR AN" |
| Il convient d'évoquer un aspect essentiel du dossier : le coût financier de la vignette n'est qu'une partie du problème. L'autre partie, c'est le sens que les automobilistes français lui attribuent. Dans notre analyse, il y a cinq mécanismes distincts, qui peuvent se renforcer mutuellement. 1. Le sentiment de devoir payer un droit d'entrée Pour un Nordiste qui se rend en Belgique de temps en temps, la question n'est pas nécessairement de savoir si 5 €, 9 € ou 10 € représentent une somme importante. C'est aussi de se demander : pourquoi dois-je désormais payer pour aller faire mes courses, me promener ou emmener mes enfants dans un parc de loisirs situé à quelques kilomètres de chez moi ? La dépense peut alors devenir un symbole. Le visiteur ne perçoit plus la vignette comme une simple contribution à l'entretien des routes, mais comme une barrière administrative et financière qui n'existait pas auparavant. Et si la personne estime déjà que les relations transfrontalières sont compliquées (cette question est souvent évoquée par des Nordistes sur les réseaux sociaux), cette nouvelle contrainte peut conforter un sentiment préexistant : celui de ne pas être tout à fait le bienvenu de l'autre côté de la frontière. Dans un contexte transfrontalier qui n'est pas optimal (en tout cas avec la Flandre belge), il semble bien que la vignette numérique soit la contrainte de trop. 2. Le refus de principe peut compter davantage que le prix C'est un point important : certains automobilistes peuvent refuser de payer, non parce qu'ils n'en ont pas les moyens, mais parce qu'ils contestent le principe même de la mesure: payer pour avoir le droit de rouler sur le réseau secondaire - a fortiori dans le pays voisin - est une première en Europe. Dans ce cas, réduire le tarif journalier de 9 € à 5 € dans un an ne résoudra pas nécessairement le problème. La personne qui refuse de payer par principe peut tout aussi bien décider de ne plus se rendre en Belgique. 3. La plateforme numérique constitue une contrainte supplémentaire C'est probablement l'un des aspects les plus sous-estimés par les trois gouvernements belges. Pour un touriste qui prépare un séjour en Belgique, acheter une vignette en ligne à l'avance peut être une formalité relativement acceptable. Mais pour quelqu'un qui décide spontanément, un matin, d'aller au marché de Poperinge, la démarche change la nature du déplacement. Il faut connaître le dispositif, trouver la plateforme, saisir les informations du véhicule, payer et s'assurer que tout est en ordre. Même si cette procédure ne prend que quelques minutes, elle introduit une friction qui n'existait pas auparavant. 4. la répression annoncée pourrait rebuter définitivement certains Français Les trois gouvernements ont annoncé qu'il n'y aura aucune période de tolérance et que les amendes seront progressives (leur montant augmentera à chaque infraction). Sur les réseaux sociaux, c'est ce sujet qui a créé la plus grande polémique. On imagine aisément qu'un habitant de Boeschèpe verbalisé sur le ring de Poperinge en juillet prochain ne mettra plus jamais les pieds en Belgique. 5. Le risque d'une rupture durable des habitudes Il y a enfin un mécanisme économique qui mérite une attention particulière. Si des Français cessent de fréquenter les commerces et les équipements touristiques belges, ils peuvent prendre de nouvelles habitudes en France. Ils découvrent d'autres commerces, d'autres restaurants et d'autres destinations de loisirs. Ces nouvelles habitudes peuvent ensuite perdurer, même si le coût de la vignette est réduit ou si des aménagements sont introduits. C'est pourquoi une baisse de fréquentation pendant l'été 2027 ne serait pas forcément compensée par une correction décidée quelques mois plus tard. Le véritable enjeu pour les gouvernements belges sera donc de déterminer si la vignette crée seulement un coût supplémentaire ou si elle détériore la relation entre les visiteurs français et les destinations belges. Ce sont deux problèmes différents, qui appellent des réponses différentes. Et c'est précisément pourquoi une étude d'impact ne devrait pas se limiter aux recettes attendues et au nombre de vignettes vendues. Elle devrait aussi mesurer les intentions de déplacement, les motifs de renoncement et l'évolution de la fréquentation des commerces et des sites touristiques frontaliers. Sans ces données, les gouvernements risquent de considérer qu'une réduction tarifaire suffit, alors que le problème pourrait être beaucoup plus profond. En résumé, en ce qui concerne l'économie belge frontalière, cela ressemble à un sabotage organisé par son propre gouvernement. Et, s'agissant de la relation avec les habitants des régions frontalières voisines, on n'aura pas fini de sitôt de relever les multiples aspects délétères de cette vignette, beaucoup moins anodine qu'elle en a l'air. |
| source : copié-collé d'une publication sur le groupe "Nouvelles de Flandre Occidentale" |
![]() |
|
21/08/2026
|
|
|
||||||||||||||
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||
|
www.facebook.com/groups/nonalavignettebelge
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||
![]() |
||||||||||||||
|
En Ardennes,
autour de la Pointe de Givet : nous sommes principalement des
belges, des familles mixtes, nous demandons la dérogation pour les
belges et les français dans une zone de 15 à 20 kms autour des
frontières. Nous sommes d'accord sur une vignette pour les
autoroutes et la taxation du trafic de transit, mais pas sur les
petites routes de nos campagnes ardennaises bien isolées des grands
centres urbains, et où il n'existe pas d'autre alternative que la
voiture. |
||||||||||||||
|
www.facebook.com/groups/nonalavignettebelge
|
||||||||||||||
|
||||||||||||||
|
Les frontaliers .be - Site provisoire, en cours de développement |
||||||||||||||
|
|
||||||||||||||
|
61027.1.1016 |